Interview de Dominique Douard et de Catherine Muller

Dominique DOUARD est président de VAL'HOR.

Catherine MULLER est présidente de l'UNEP.


En quoi l’innovation est-elle importante dans la filière du paysage ?

Catherine Muller : Il y a une véritable nécessité pour notre secteur de s’inscrire dans une démarche de progrès et d’innovation continue, pour répondre aux enjeux environnementaux, développer nos marchés, et s’adapter toujours mieux aux attentes de nos clients. Il nous faut également miser sur la responsabilité sociétale de nos entreprises.
Pour la plupart, les entreprises du paysage sont de petites structures, pour lesquelles la mise en place de démarches innovantes peut-être plus complexe, en termes de moyens et de prise de risque notamment. Un accompagnement et des outils sont donc nécessaires pour développer l’innovation et acquérir les bons réflexes.
Je souhaite donc insuffler au cœur de tous nos métiers, l’innovation comme moteur de la profession. C’est d’ailleurs le thème de notre Congrès cette année, qui se tiendra en octobre à Toulouse, et lors duquel aura lieu la remise des prix du concours de l’innovation pour les entreprises du Paysage.

 

Dominique Douard : L’innovation est la condition indispensable à la santé, au développement et la pérennité des entreprises. Ce n’est pas un fait nouveau mais innover est d’autant plus indispensable en temps de crise, pour s’adapter aux marchés.

Qui peut concourir et quels sont les axes d’innovation que vous souhaitez mettre en avant au travers de ce concours ?

Dominique Douard : Il vous concerne tous, puisqu’il s’agit d’une opération de l’interprofession, quelle que soit la taille de votre entreprise, et l’on peut être innovant dans tous les domaines : commercial, relations humaines, organisation, technique…

 

Catherine Muller : En effet, on a tendance à croire que l’innovation est uniquement liée au développement de nouvelles technologies, mais dans le cadre de ce concours, c’est bien l’innovation au sens large qui est valorisée.
Tous les entrepreneurs du paysage peuvent concourir, quelle que soit leur activité principale (création et entretien de parcs et jardins, terrains de sport, végétalisation, élagage, paysagisme d’intérieur…). Il suffit qu’ils témoignent de la mise en place récente d’une démarche innovante au sein de leur entreprise.

Quels sont les bénéfices que pourront en tirer les lauréats ?

Catherine Muller : Ce concours est le moyen de mettre en lumière toute la diversité d’innovations permettant aux entreprises du paysage d’améliorer leurs pratiques, leur productivité et de conquérir de nouveaux marchés.

 

Dominique Douard : Et il s’agit d’une occasion unique de mettre en avant votre professionnalisme auprès de votre clientèle et de vos pairs. Les lauréats pourront en effet bâtir leur communication autour de cette distinction.

 

Catherine Muller : Les lauréats bénéficieront d’une mise en avant de leur entreprise et de leur innovation dans la presse, sur Internet, auprès des professionnels du secteur et du grand public. Ils auront à disposition un kit de communication pour valoriser leur participation auprès de leur clientèle. Les grands gagnants seront annoncés lors du Congrès de l’Unep qui rassemble un grand nombre d’entrepreneurs du Paysage. Participer à ce concours est l’occasion d’être reconnu et de valoriser son savoir-faire.

L’Unep et Val’hor se sont associées pour créer ce concours. Quelles ont été les motivations de cette initiative intéressante ?

Dominique Douard : L’innovation est la mission la plus importante de Val’hor pour garantir l’avenir de la filière horticole. Pour cela l’Interprofession s’appuie sur le savoir-faire de Plante & Cité, le centre technique sur les espaces verts et le paysage, mais aussi sur celui de l’Astredhor, l’Institut technique qualifié de la filière. Val’hor soutient également les démarches des entreprises - par exemple via Innovert, le concours des innovations végétales, et ce nouveau concours concernant les entreprises du paysage. Et un livre blanc de l’innovation est en cours de rédaction afin d’impliquer tous les acteurs de la filière de l’horticulture, de la fleuristerie et du paysage. Parce qu’au-delà de la technicité, tous les métiers doivent trouver en l’innovation leur intérêt, en réponse aux besoins du marché.

 

Catherine Muller : Notre profession est en pleine mutation, c’est à nous de l’accompagner. Ainsi l’Unep et Val’hor ont l’habitude de s’associer sur diverses actions pour valoriser la filière et les compétences des professionnels, comme par exemple le concours de reconnaissance des végétaux. Il était donc logique de lancer ensemble ce concours sur le thème de l’innovation, sujet essentiel pour toutes les familles de l’interprofession.

Le Concours de l'innovation pour les entreprises du paysage 2014 est organisé par VAL'HOR et l'UNEP.

valhor
UNEP

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